smoking.gun - La vie est tout simplement un mauvais quart d'heure composé d'instants exquis. [O. Wilde]http://smoking.gun.cowblog.frCowblogfrSat, 13 Mar 2010 11:21:31 +0100180http://smoking.gun.cowblog.fr/qu-on-creve-d-une-absence-ou-qu-on-creve-un-abces-c-est-le-poison-qui-coule-2975941.htmlQu'on crève d'une absence ou qu'on crève un abcès, c'est le poison qui coule. J'imagine ses yeux qui se plissent et ses fossettes, ses canines de vampire, coupantes comme des lames de rasoir, des dents qui laissaient des marques rouges sur ma peau mate.
Il dit qu'il viendra me voir à Paris.
Je ris.
Blondinet, saloperie.
Toi et moi, on formait un couple homosexuel. Tu étais l'homme qui aimait parfois les hommes, et moi la fille la plus couillue de ton univers. Un putain de couple.
Pour toi, j'étais un abri, un refuge, un exutoire, un instrument de torture. Seulement pour toi.
J'étais celle qui te déchirait, qui te soignait, qui t'aidait quand tes os te faisaient trop mal pour que tu puisses bouger, celle pour qui tu pleurais.
Tu m'aimes encore. Je t'aime encore.
Tout ce que je ne donnerai pas aux autres, car ce serait te trahir. Et te trahir, c'est me trahir.
J'erre dans Paris, cette ville qui, tu as raison, ne te va pas. Paris ne t'irait bien que la nuit, sur le Pont Marie. Paris ne t'irait bien que pour te noyer dans la Seine, Paris ne te va bien que pour les manèges de fête foraine, quand tu saisis la main d'une brune orgueilleuse, timide et apeurée.
Blondinet, ta guitare à la main, loin. Je t'aime davantage dans ta liberté.
Tu vis sur la même terre que moi, tu respires le même air que moi, et je sais que tu existes. Cela me suffit.
Blondinet, mon Prince désarmé, désenchanté, décharmé.
Ton souvenir me fait sourire.
]]>
http://smoking.gun.cowblog.fr/commentaires-2975941.htmlSat, 13 Mar 2010 11:21:00 +0100http://smoking.gun.cowblog.fr/qu-on-creve-d-une-absence-ou-qu-on-creve-un-abces-c-est-le-poison-qui-coule-2975941.html
http://smoking.gun.cowblog.fr/blondy-boy-2975156.htmlBlondy Boy

Je t'aime dans ton ombre
dans ta lumière
ton prénom est ma prière

Que tout périsse par le feu
que le remords m'écrase
juste pour ton sourire heureux
pour la moindre de tes phrases

Et si je ne mérite que ta haine
Elle me rendra encore reine
couronnée de nos souvenirs
illuminée de ta violence
de ces nuits où tu me faisais jouir
souillée de ton indifférente absence

Princesse baisée et reniée
J'apprends le temps qui passe
la sourde et dure rancœur
j'éprouve les regrets qui lassent
et renoue avec l'amertume, ma sœur

Chloé est notre enfant oublié
d'un amour abandonné
la plus belle histoire du monde
dont le lointain grincement
n'a de cesse et gronde
te fait-elle aussi claquer des dents ?

Dans le froid hivernal
tu t'éloignes
et rien ne soigne
mon crâne glacial.

Je retourne à ma vie corrompue
aux étreintes sans foi
aux promesses rompues

Tu étais ma Rédemption
tu es ma dernière part d'innocence
et je répète en moi ton nom

Je t'appelle, je hurle dans ma tête
rien ne brise le mur de mon silence

mon Amour, ma Torture, mon Secret
je te garde en moi à chaque seconde
et si tout ce monde devient laid
le bleu de tes yeux en éclaire chaque aspect

D'amour de désespoir de haine
je t'envoie ce cri
qui n'a jamais tari
depuis que ton regard a perdu le mien
moi qui te cherche quand il n'y a plus rien.

]]>
http://smoking.gun.cowblog.fr/commentaires-2975156.htmlWed, 10 Mar 2010 19:24:00 +0100http://smoking.gun.cowblog.fr/blondy-boy-2975156.html
http://smoking.gun.cowblog.fr/dors-car-les-hommes-sont-les-memes-tous-macules-d-impuissance-2974076.htmlDors car les hommes sont les mêmes, tous maculés d'impuissance J'en ai assez qu'ils se servent de moi pour alimenter leurs névroses, qu'ils se mettent à mes pieds pour que je leur crache dessus.
Il ne demandait qu'à être pantin entre mes pattes, mais je ne veux pas être cruelle.
Je ne serai jamais ce qu'ils ont envie que je sois. Je voudrais qu'on me laisse être moi-même, et que l'on m'aime pour ce que je suis et non pour ce que je donne.
J'en ai assez que l'on me rêve, que l'on m'idéalise, je trouve beaucoup plus extraordinaire qu'on me dise que je ne plais pas, que je ne suis pas si bien faite que ça. Mon corps n'est pas parfait, je ne ressemble pas aux mannequins, mon visage a des défauts. Dites-le moi.
J'en ai assez de brûler les ailes de tous ceux qui croient trouver en moi un écho à leur malheur, et une compassion certaine.
Je méprise ces hommes à la place de qui je suis obligée d'assumer et de prendre les décisions.
]]>
http://smoking.gun.cowblog.fr/commentaires-2974076.htmlSun, 07 Mar 2010 11:50:00 +0100http://smoking.gun.cowblog.fr/dors-car-les-hommes-sont-les-memes-tous-macules-d-impuissance-2974076.html
http://smoking.gun.cowblog.fr/rape-me-my-friends-2973858.htmlRape me, my friends. Il n'est qu'un souvenir qui s'accroche à ma peau et que je fais tout pour effacer.
Comment lui dire que j'attends qu'il revienne ?
La réponse est simple, je ne peux tout simplement pas.
Bière, whisky, gin, vodka.
Mensonges.
La vérité se noie dans mes yeux et je redeviens celle que je n'aime pas être, garce, joueuse, trompeuse.
Certains me supplient de venir les retrouver, je ne réponds simplement pas, ou leur dis peut-être. Je n'y vais pas. Qu'ils aient mon âge ou le double de plus que moi, ils sont là, m'observent, m'analysent, me déshabillent du regard.
Je ne possède pourtant pas une beauté spectaculaire.
Angie a émis une théorie sur mon aura sexuelle. Ca m'a fait hurler de rire.
Ces types là ne me dégoûtent pas, ne me répugnent pas. Ils m'effraient juste.
Et j'avance au milieu de tout ça, sans son regard, sans sa voix pour me guider.
]]>
http://smoking.gun.cowblog.fr/commentaires-2973858.htmlSat, 06 Mar 2010 18:33:00 +0100http://smoking.gun.cowblog.fr/rape-me-my-friends-2973858.html
http://smoking.gun.cowblog.fr/in-only-wanted-to-see-you-laughing-in-the-purple-rain-2971075.htmlIn only wanted to see you laughing in the purple rain. Il m'aime. Je l'aime.
Mais je suis partie.
Ce n'était pas ce que je voulais, pas comme ça, pas toute cette violence latente.
Si je croyais en Dieu, je prierai pour que nous revenions en arrière.
Il me manque, il me manque terriblement. Son regard et sa voix.
Je suis partie pour mieux le protéger, pour qu'il se retrouve. Je suis partie parce que c'était la meilleure chose à faire pour lui. Je ne pense pas qu'il l'ait compris. Tant pis.
C'est terrible. C'est terrible de quitter un amour fou. De le garder au fond du coeur, comme un secret.
Je pars à Toulouse dans 15 jours. Je fuis.
Je travaille  toujours plus, je compte les mecs qui me draguent, je suis dans la dèche, je rêve de lui, je revois un ami d'enfance, je ne pleure pas, je bois, je ne dors pas, je ne pense plus à l'avenir, je voudrais juste me blottir contre lui et fermer les yeux.
Mais c'est impossible, à présent.
Je ne pleure juste pas. J'évite de trop penser à lui.
Le temps passera.
Et il deviendra un souvenir.
Je crois que c'est ça qui me fait trembler d'horreur.]]>
http://smoking.gun.cowblog.fr/commentaires-2971075.htmlSat, 27 Feb 2010 13:17:00 +0100http://smoking.gun.cowblog.fr/in-only-wanted-to-see-you-laughing-in-the-purple-rain-2971075.html
http://smoking.gun.cowblog.fr/ca-s-perd-pas-un-sourire-ca-s-oublie-seulement-2966444.htmlCa s'perd pas un sourire, ça s'oublie seulement... Les soirées dehors. Martini-gin, vodka, whisky, bière, kir, pinard blanc rosé ou rouge, on s'en balance, tu comprends, on s'en tape.
"Je veux pas te faire de mal", qui résonne comme une lâcheté de plus.
Bordel de merde.
Je m'en tape.
C'est horrible, c'est horrible de protéger quelqu'un.
Rentrer de Bobigny en taxi, dormir trois heures, se relever, pour qui, pour quoi, pour rien.
Avant on était jeunes et malheureuses mais on y croyait encore. On disait que Dieu nous baisait en rigolant, on se vernissait les ongles en noir, on avait les cheveux longs, on écoutait du metal, du punk, du rock, on buvait des bières et on se cuitait à la vodka, on s'entendait pas avec nos parents, on traînait toute la journée dehors, on matait les pompiers sous les douches, on parlait des piercings et des tatouages qu'on se ferait faire quand on aurait 18 ans, et qu'on aurait un mec et qu'on se casserait avec lui parce qu'on s'aimerait comme des tarés, et cette année là, j'ai eu tellement de flirts que je ne me rappelle ni des prénoms ni des visages, seulement des langues dans ma bouche et des mains sur mes fesses. On disait qu'on finirait par se casser, par être heureuses, on fumait des joints dans la rue à l'époque où les flics n'étaient pas si répressifs, on traînait toujours au même endroit et à force on y rencontrait des gens avec qui on a jamais échangé nos numéros, si on avait envie de se voir on y allait seulement et on attendait, c'est tout, ceux qui voulaient venaient et c'était simple.
On était curieuses, on se demandait ce que c'était de faire l'amour avec un garçon. J'ai perdu ma virginité sur un pari, sans tendresse, sans amour, sans complicité et sans plaisir. J'étais déçue et j'avais envie de rire, de rire comme une démente. Alors ce n'était que ça ?
En réalité, si Dieu nous baise seulement, ce n'est pas si grave, se faire baiser ce n'est que si peu, et pas si désagréable...
"You have to consider the possibility that God does not like you. He never wanted you. In all probability, he hates you. This is not the worst thing that can happen. We don't need Him. Fuck damnation, man, fuck redemption! If we are God's unwanted children, so be it!"
Pire que les enfants non désirés de Dieu, les enfants reniés, en réalité. Et on le lui rend bien.
Mais en fait, Dieu ne nous baise même pas. Si seulement il nous baisait, ce serait déjà ça de pris. Il s'en bat seulement les couilles.
Le blasphème ne nous va pas, paraît-il.
On s'en tape.
Maintenant, je vais avoir 21 ans. J'ai un tatouage, bientôt deux, deux piercings, bientôt trois. J'ai à nouveau les cheveux longs, je ne mets plus de vernis noir, mais je porte du fard à paupières sombre et du rouge à lèvres violent. J'écoute toujours du punk, du metal, du rock et plein d'autres choses. On se soule toujours à la vodka, même si désormais on doit compter en bouteilles nos ravitaillements, même si les packs de bière ne durent plus et que l'on est déçues. On nous dit qu'on est restées bloquées à l'adolescence, nous on sait que c'est faux, seulement, nous avons vu des choses de la vie qui font peur, car l'on a appris que l'on a tous quelque chose de si sombre au fond du coeur. 
"That old saying, how you always hurt the one you love, well, look, it works both ways."
Passer les journées dans le noir.
Les nuits dehors.
]]>
http://smoking.gun.cowblog.fr/commentaires-2966444.htmlTue, 16 Feb 2010 11:04:00 +0100http://smoking.gun.cowblog.fr/ca-s-perd-pas-un-sourire-ca-s-oublie-seulement-2966444.html
http://smoking.gun.cowblog.fr/so-don-t-think-that-i-m-pushing-you-away-when-you-re-the-one-that-i-ve-kept-closest-2963948.htmlSo don't think that I'm pushing you away when you're the one that I've kept closest.http://smoking.gun.cowblog.fr/commentaires-2963948.htmlTue, 09 Feb 2010 20:38:00 +0100http://smoking.gun.cowblog.fr/so-don-t-think-that-i-m-pushing-you-away-when-you-re-the-one-that-i-ve-kept-closest-2963948.htmlhttp://smoking.gun.cowblog.fr/passersby-were-looking-at-me-as-if-they-could-erase-it-2961232.htmlPassersby were looking at me as if they could erase it Tu vois, Princesse, parfois j'ai peur de toi, quand tu souris mais que tes yeux sont froids.
Putain, mais arrête de sourire, ça se voit que t'as envie de chialer !
Mais non, je chiale pas. Je chiale pas. Tu vois des larmes sur mes joues ? Non ? Bon, ben je chiale pas, alors.
Viens là, Princesse.
Casse-toi, fuis-moi.
Si tu continues comme ça, je te ramène tout de suite à la gare
De toute façon, tu finiras par m'y ramener, donc maintenant ou plus tard, après tout, qu'est-ce que ça change ? Dis-moi, qu'est-ce qu'on en a à foutre ?
Ne m'empêche pas d'y croire, jamais. T'es si beau avec ta gratte et ta clope au bec, t'es si beau avec tes fossettes quand tu souris. Et tes yeux bleus qui me dévorent, et ta voix qui m'enveloppe, ta voix si douce quand tu ne parles qu'à moi.
Sophie, Julia, Lucie, je ne connais pas les prénoms des autres, mais je m'en fous.
Je t'aime.
Mais ?
Il n'y a pas de mais. Il n'y a plus de mais. Quoi qu'il arrive. Quoi que je te dise. Quoi que je te fasse.
]]>
http://smoking.gun.cowblog.fr/commentaires-2961232.htmlTue, 02 Feb 2010 11:38:00 +0100http://smoking.gun.cowblog.fr/passersby-were-looking-at-me-as-if-they-could-erase-it-2961232.html
http://smoking.gun.cowblog.fr/03-01-2010-3h27-2953853.html03/01/2010 3h27

Toutes les choses à dire qui ne peuvent être dites. Les insomnies, les cauchemars, les regrets, le passé qui rattrape toujours au détour d'un sourire, d'un regard, d'une rue. Je ne perds pas les sourires, je les fais juste traîtres, je mens car c'est facile. Les promesses n'engagent que ceux qui y croient.

Est-ce que quand on refuse une main tendue, c'est tout simplement qu'on ne la mérite pas ?

L'absence, la solitude, l'indifférence, qui bouffent si fort, si fort... Les griffures sur le corps, les bleus sur les bras et le poing dans le mur pour ne pas le mettre dans les autres, le poing mordu dans la bouche pour ne pas hurler.

Et le silence, fatalement.

Est-ce qu'on appelle ça encore vivre ? Quand les jours ne se différencient plus, quand le lendemain n'apporte rien d'autre. Mais je me suis promis, comme toujours, plus jamais je ne me brade aux yeux des autres. Mieux vaut garder l'essentiel à l'abri. Comment dire que ça ne me touche pas, que ça ne me touche plus, que dans le fond je m'en fous violemment, que ça ou autre chose ça m'est égal, que beaucoup de choses me sont égales.

Si seulement tu pouvais me protéger de tout le mal du monde. Mais tu n'as pas envie, je le sais, trop long, trop lourd, trop difficile. De quel droit t'en vouloir ? De quel droit t'en vouloir de ne pas percer mes apparences, de ne pas savoir que parfois je ris pour ne pas hurler, que je souris comme d'autres chialent et que le mal que je fais n'est rien comparé à celui que je me fais ? Comment t'en vouloir de ne pas avoir envie de savoir ?

De toute façon tu ne comprendrais pas. Tu dirais que je n'ai que ça à foutre de me prendre la tête comme ça, parce que moi je n'ai pas mal dans mon corps et que du coup tu estimes que je n'ai pas de problèmes. C'est pour ça aussi que je ne te parle pas. A quoi bon parler, de toute façon, puisque personne n'y peut rien ?

Puisqu'on est toujours seul, que tu ne protèges pas, que je ne mérite pas d'être protégée. Ou que tu me protèges mal. Mais le silence et le mensonge font tellement plus mal, si tu savais...

]]>
http://smoking.gun.cowblog.fr/commentaires-2953853.htmlTue, 12 Jan 2010 22:05:00 +0100http://smoking.gun.cowblog.fr/03-01-2010-3h27-2953853.html
http://smoking.gun.cowblog.fr/une-eclaircie-2948042.htmlUne éclaircie. Devant son portail, alors qu'elle remontait sa petite allée, j'ai lancé, sans trop réfléchir :
"Te perds pas, hein..."
Elle a répondu :
"Toi non plus... toi non plus..."
La nuit n'avait pas la même saveur, plus douce, rassurante, protectrice.
Je le revois demain après plus de 15 jours de séparation.
Et le meilleur ami arrive aussi demain, 11h45 à Montparnasse.
]]>
http://smoking.gun.cowblog.fr/commentaires-2948042.htmlMon, 28 Dec 2009 12:05:00 +0100http://smoking.gun.cowblog.fr/une-eclaircie-2948042.html