Mardi 9 février 2010 à 20:38
Publié par smoking.gun
Mardi 2 février 2010 à 11:38
Tu vois, Princesse, parfois j'ai peur de toi, quand tu souris mais que tes yeux sont froids.
Putain, mais arrête de sourire, ça se voit que t'as envie de chialer !
Mais non, je chiale pas. Je chiale pas. Tu vois des larmes sur mes joues ? Non ? Bon, ben je chiale pas, alors.
Viens là, Princesse.
Casse-toi, fuis-moi.
Si tu continues comme ça, je te ramène tout de suite à la gare
De toute façon, tu finiras par m'y ramener, donc maintenant ou plus tard, après tout, qu'est-ce que ça change ? Dis-moi, qu'est-ce qu'on en a à foutre ?
Ne m'empêche pas d'y croire, jamais. T'es si beau avec ta gratte et ta clope au bec, t'es si beau avec tes fossettes quand tu souris. Et tes yeux bleus qui me dévorent, et ta voix qui m'enveloppe, ta voix si douce quand tu ne parles qu'à moi.
Sophie, Julia, Lucie, je ne connais pas les prénoms des autres, mais je m'en fous.
Je t'aime.
Mais ?
Il n'y a pas de mais. Il n'y a plus de mais. Quoi qu'il arrive. Quoi que je te dise. Quoi que je te fasse.
Publié par smoking.gun
Mardi 12 janvier 2010 à 22:05
Toutes les choses à dire qui ne peuvent être dites. Les insomnies, les cauchemars, les regrets, le passé qui rattrape toujours au détour d'un sourire, d'un regard, d'une rue. Je ne perds pas les sourires, je les fais juste traîtres, je mens car c'est facile. Les promesses n'engagent que ceux qui y croient.
Est-ce que quand on refuse une main tendue, c'est tout simplement qu'on ne la mérite pas ?
L'absence, la solitude, l'indifférence, qui bouffent si fort, si fort... Les griffures sur le corps, les bleus sur les bras et le poing dans le mur pour ne pas le mettre dans les autres, le poing mordu dans la bouche pour ne pas hurler.
Et le silence, fatalement.
Est-ce qu'on appelle ça encore vivre ? Quand les jours ne se différencient plus, quand le lendemain n'apporte rien d'autre. Mais je me suis promis, comme toujours, plus jamais je ne me brade aux yeux des autres. Mieux vaut garder l'essentiel à l'abri. Comment dire que ça ne me touche pas, que ça ne me touche plus, que dans le fond je m'en fous violemment, que ça ou autre chose ça m'est égal, que beaucoup de choses me sont égales.
Si seulement tu pouvais me protéger de tout le mal du monde. Mais tu n'as pas envie, je le sais, trop long, trop lourd, trop difficile. De quel droit t'en vouloir ? De quel droit t'en vouloir de ne pas percer mes apparences, de ne pas savoir que parfois je ris pour ne pas hurler, que je souris comme d'autres chialent et que le mal que je fais n'est rien comparé à celui que je me fais ? Comment t'en vouloir de ne pas avoir envie de savoir ?
De toute façon tu ne comprendrais pas. Tu dirais que je n'ai que ça à foutre de me prendre la tête comme ça, parce que moi je n'ai pas mal dans mon corps et que du coup tu estimes que je n'ai pas de problèmes. C'est pour ça aussi que je ne te parle pas. A quoi bon parler, de toute façon, puisque personne n'y peut rien ?
Puisqu'on est toujours seul, que tu ne protèges pas, que je ne mérite pas d'être protégée. Ou que tu me protèges mal. Mais le silence et le mensonge font tellement plus mal, si tu savais...
Publié par smoking.gun
Lundi 28 décembre 2009 à 12:05
Devant son portail, alors qu'elle remontait sa petite allée, j'ai lancé, sans trop réfléchir :
"Te perds pas, hein..."
Elle a répondu :
"Toi non plus... toi non plus..."
La nuit n'avait pas la même saveur, plus douce, rassurante, protectrice.
Je le revois demain après plus de 15 jours de séparation.
Et le meilleur ami arrive aussi demain, 11h45 à Montparnasse.
Publié par smoking.gun
Samedi 26 décembre 2009 à 21:57
T'as vu y'a des photos de nous deux.
Tu vois, je veux toujours ce que je n'ai pas, ce que je ne devrais pas vouloir, ce que je n'ai pas à espérer.
Le bon vieux metal à l'ancienne, comme quand on se vernissait les ongles en noir et qu'on buvait à en vomir, mineures. Maintenant, on ne se peint juste plus les ongles en noir.
Je me doute du sentiment de solitude que tu dois ressentir, parfois.
Les Lucky Strike sont trop chères, on est décheuses jusqu'à l'alcool de merde qu'on achète pour se pourrir le crâne.
Baise-moi, lâchait-elle de but en blanc, la clope à la main, en le regardant droit dans les yeux. Tu vois, c'est plus facile de ne croire en rien.
My sanity wrote a suicide not but
one of us is illiterate
and the other is blind
My first act of treason was picking up a pen
My first act of love was
Finding myself afain
The hardest thing to do
Was standing up to you
Now I'm off on my knees
Now you're begging me please
I've screamed for all the women I've never been but hoped I would be
Dreamed of a world
Without consequences
Without reminders
Of This
Brutal
Gutter
I am collapsed in
Once I dreamed
But then
I
Woke
Up
ART IS WAR.
Publié par smoking.gun
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